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« Allister permet à la musique de pays d’envahir son âme et il fait appel à la poésie innée de ses ancêtres celtes pour ses paroles. Ses chansons ont beau avoir vu le jour et grandi au Cap Breton, mais leurs sujets et leur attrait sont par et pour le monde entier. »
Song For the Mira
  • Année de l'intronisation: 2018
  • Année de composition: 1973
Auteurs-compositeurs
(John) Allister MacGillivray Auteur-compositeur
© Photo Credit Ronald Caplan
Artistes
Anne Murray
Denny Doherty
The Men of the Deeps
Amy Cervini
John McDermott
Foster & Allen
Mary O'Hara
Daniel O'Donnell
La douce ballade celtique Song For the Mira a rendu la communauté isolée de Marion Bridge, au Cap Breton, et la rivière Mira célèbre dans le monde entier. Cette chanson est très prisée des musiciens traditionnels et chorales des provinces maritimes et d’ailleurs, à preuve, elle a été traduite en gaélique écossais, en italien, en japonais et dans plusieurs autres langues. Le magazine Billboard a également reconnu cette chanson comme un des classiques du répertoire folk.

Également connue sous le titre de Out On the Mira, elle a été chantée ou enregistrée par de nombreux Néo-Écossais dont Anne Murray, Denny Doherty, The Men of the Deeps ainsi que l’orchestre Symphony Nova Scotia, ainsi que par d’autres artistes canadiens dont Amy Cervini, John McDermott, The Elmer Iseler Singers et The Canadian Tenors, et par les chanteurs irlandais Foster & Allen, Mary O’Hara, Daniel O’Donnell et Celtic Thunder.

C’est le « Parrain canadien de la musique celtique » John Allan Cameron qui a d’abord popularisé Song For the Mira sur son album « Weddings, Wakes and Other Things » paru en 1976. Quelques années plus tard, la musique et les paroles de cette chanson et d’autres de MacGillivray ont été publiées dans un livre portant le même titre et préfacé par Cameron. Dès lors, la popularité de la chanson n’a cessé de croître. Cameron a réédité « Weddings, Wakes and Other Things » sous le titre de « Song For the Mira » en 1981 et la chanson figurait également sur « The Best of John Allan Cameron » lancé en 1982. La publication de plusieurs arrangements pour chorales durant les années 80 a également contribué à sa dissémination partout au Canada.

C’est toutefois grâce à l’icône pop folk Anne Murray, qui a enregistré la chanson pour son album certifié Or « Hottest Night of the Year », paru en 1982, qui a permis à Song For the Mira de devenir un succès hors du Canada. Grâce à Murray, la chanson est véritablement devenue une vedette internationale : elle figurait sur la face B du simple de son immense succès Hey ! Baby! (Capitol B5145) et sur plusieurs albums à succès de Murray par la suite. C’est sa version qui a inspiré de nombreuses reprises aux États-Unis, dans les îles britanniques ainsi qu’en Australie.

Puis vint la « vague celtique » des années 90 qui a vu la popularité de la musique traditionnelle des provinces maritimes croître de manière permanente, incluant, bien entendu, celle du délicat chef d’œuvre de MacGillivray. Ainsi, lors qu’Anne Murray a chanté Song For the Mira à Halifax lors de sa tournée d’adieu en 2008, tout l’auditoire l’a entonnée avec elle. Lorsque MacGillivray a été reçu dans l’Ordre du Canada en 2013, le carillon du Parlement a joué sa célèbre chanson, et on a également pu l’entendre dans deux longs métrages : « New Waterford Girl » (1999) et « Marion Bridge » (2002).

La mélodie de Song For the Mira est basée sur six notes de la gamme hexatonique celtique qui soutient à merveille les paroles où le chanteur en mal du pays se remémore sa ville natale de Marion Bridge sur les rives de la rivière Mira, au Cap Breton. L’expatrié rêve de fuir la grande ville pour retrouver la quiétude de ses origines rurales et nous rappelle, au passage, de prendre le temps d’apprécier les choses simples de la vie malgré la frénésie de notre vie moderne : « I’ll trade you ten of your cities/For Marion Bridge and the pleasure it brings », librement : je vous échange dix de vos villes contre le réconfort de Marion Bridge.

Le légendaire musicien et conteur irlandais Tommy Makem, dans sa préface de l’anthologie « Songs From the Mira », expliquait ainsi l’universalité de MacGillivray : « Allister permet à la musique de pays d’envahir son âme et il fait appel à la poésie innée de ses ancêtres celtes pour ses paroles. Ses chansons ont beau avoir vu le jour et grandi au Cap Breton, mais leurs sujets et leur attrait sont par et pour le monde entier. »

Song For the Mira est désormais un incontournable du répertoire des artistes folk celtiques et contemporains. À ce jour, plus de trois cents artistes de partout dans le monde l’ont enregistrée.
Allister MacGillivray est né à Glace Bay, en Nouvelle-Écosse, en 1948. Au début des années 70, il était directeur musical et guitariste pour l’émission de télévision de John Allan Cameron à la CBC, et il a également joué avec Ryan’s Fancy et le duo Tommy Makem & Liam Clancy. MacGillivray a réalisé les enregistrements de plusieurs artistes de la côte est comme The Men of the Deeps, The Cottars et le violoniste Buddy MacMaster ; il a publié plusieurs anthologies de chansons et d’ouvrages sur l’histoire de la musique locale et a également été directeur artistique pour divers films sur la tradition des violoneux du Cap Breton. Parmi les autres compositions bien connues de MacGillivray, on retrouve Away From the Roll of the Sea, Here’s To Song, et Coal Town Road. Il vit avec son épouse Beverly dans la communauté de Hillside Mira, à l’île du cap Breton.

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