{"id":4442,"date":"2015-07-21T05:51:56","date_gmt":"2015-07-21T09:51:56","guid":{"rendered":"https:\/\/cshfprd.wpenginepowered.com\/?p=4442"},"modified":"2018-07-31T10:29:51","modified_gmt":"2018-07-31T14:29:51","slug":"lhistoire-derriere-caline-de-blues-rencontre-avec-pierre-harel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/lhistoire-derriere-caline-de-blues-rencontre-avec-pierre-harel\/","title":{"rendered":"L\u2019histoire derri\u00e8re C\u00e2line de blues: Rencontre avec Pierre Harel"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019histoire derri\u00e8re C\u00e2line de blues: Rencontre avec Pierre Harel<\/strong><\/p>\n<p><em>L\u2019auteur Pierre Harel partage l\u2019histoire et le succ\u00e8s derri\u00e8re la chanson culte<\/em><\/p>\n<p><strong><em>21 juillet 2015<\/em><\/strong><\/p>\n<p>En mai 2015, le Panth\u00e9on des auteurs et compositeurs canadiens intronisait la chanson\u00a0<em><strong>C\u00e2line de blues<\/strong><\/em>\u00a0compos\u00e9e par Gerry Boulet, Pierre Harel et Michel (Willie) Lamothe. L\u2019\u00e9quipe du Panth\u00e9on a rencontr\u00e9 Pierre Harel, le parolier derri\u00e8re ce classique du blues francophone afin d\u2019en conna\u00eetre un peu plus sur la gen\u00e8se de la chanson.<\/p>\n<p><strong>L\u2019histoire veut que\u00a0<\/strong><em><strong>C\u00e2line de blues<\/strong><\/em><strong>\u00a0ait \u00e9t\u00e9 \u00e9crite suite \u00e0 une ligne de basse de Willie alors que Gerry chantait \u00ab\u00a0That\u2019s why, that\u2019s why, I\u2019m signing the blues\u00a0\u00bb et qui est devenue \u00ab\u00a0L\u2019aut\u2019soir, l\u2019aut\u2019soir, j\u2019ai chant\u00e9 du blues \/ L\u2019aut\u2019soir, l\u2019aut\u2019soir \u00e7a l\u2019a rendu jalouse\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>On \u00e9tait dans les Laurentides pour des shows. On habitait l\u00e0 pour la semaine. Dans ce temps-l\u00e0 on jouait dans des petits h\u00f4tels la fin de semaine et on y \u00e9tait log\u00e9 durant la semaine. \u00c7a nous permettait de pratiquer parce que je venais d\u2019entrer dans Offenbach quelques mois auparavant. Quand je suis arriv\u00e9 dans Offenbach, il n\u2019y avait que quatre chansons originales et le reste c\u2019\u00e9tait des\u00a0<em>covers<\/em>. Cette journ\u00e9e-l\u00e0 j\u2019\u00e9tais all\u00e9 chez ma copine de l\u2019\u00e9poque, Mich\u00e8le Mercure, et comme on \u00e9tait\u00a0<em>book\u00e9<\/em>\u00a0l\u00e0 pour un mois, elle avait lou\u00e9 un chalet \u00e0 St-Sauveur, pas loin de l\u2019h\u00f4tel. On avait eu une petite chicane le matin parce que je voulais aller pratiquer avec mes amis. Ce n\u2019est pas parce que je ne l\u2019aimais pas, je l\u2019aimais beaucoup, mais j\u2019\u00e9tais l\u00e0 pour travailler on a eu une chicane et je suis parti.<\/p>\n<p>Je suis arriv\u00e9 en retard et quand je suis entr\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4tel les gars jouaient. J\u2019entendais Gerry qui chantait \u00ab\u00a0That\u2019s why, that\u2019s why I\u2019m singing the blues\u00a0\u00bb. C\u2019est une ligne connue dans le monde du blues, du blues-rock. Je pensais que c\u2019\u00e9tait un\u00a0<em>cover<\/em>\u00a0que je n\u2019avais jamais entendu mais la musique n\u2019\u00e9tait pas comme d\u2019habitude. Ce n\u2019\u00e9tait pas une musique de blues conventionnel, c\u2019\u00e9tait un petit\u00a0<em>walking boogie<\/em>. En entrant, j\u2019ai d\u2019abord cru qu\u2019il chantait en fran\u00e7ais parce que \u00ab\u00a0That\u2019s why, that\u2019s why \u00bb j\u2019entendais \u00ab\u00a0L\u2019aut\u2019soir, l\u2019aut\u2019soir\u00a0\u00bb, c\u2019est quand m\u00eame proche. Et je lui demande ce qu\u2019il chantait et il me dit\u00a0: \u00ab\u00a0That\u2019s why, that\u2019s why I\u2019m singing the blues\u00a0\u00bb. J\u2019ai alors compris que je m\u2019\u00e9tais tromp\u00e9, mais pas tant que \u00e7a. Je leur ai dit de continuer \u00e0 jouer et je suis all\u00e9 m\u2019assoir devant la sc\u00e8ne. Il y avait une pile de\u00a0<em>napkins<\/em>\u00a0et j\u2019ai \u00e9crit. J\u2019ai commenc\u00e9 par le refrain \u00ab\u00a0L\u2019aut\u2019soir, l\u2019aut\u2019soir, j\u2019ai chant\u00e9 du blues \/ L\u2019aut\u2019soir, l\u2019aut\u2019soir \u00e7a l\u2019a rendu jalouse\u00a0\u00bb parce que c\u2019est \u00e7a qui m\u2019\u00e9tait venu en premier. Ensuite \u00e7a n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 long, \u00e7a m\u2019a pris 15-20 minutes pour \u00e9crire la chanson. Willie a commenc\u00e9 la ligne de basse et on est embarqu\u00e9 dessus et \u00e7a a donn\u00e9 exactement la chanson qu\u2019on conna\u00eet maintenant.<\/p>\n<p><strong>Est-ce que vous l\u2019avez vite jou\u00e9 en spectacle?<\/strong><\/p>\n<p>Oh oui! La fin de semaine m\u00eame et \u00e7a a \u00e9t\u00e9 un succ\u00e8s. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re chanson que Gerry chantait en fran\u00e7ais. Il ne voulait pas chanter en fran\u00e7ais. Il n\u2019aimait pas sa voix quand il chantait en fran\u00e7ais. Ce n\u2019est pas si simple quand t\u2019as entendu des chansons anglophones toute ta vie. Les chansons en fran\u00e7ais dans ce temps-l\u00e0 ce n\u2019\u00e9tait pas vraiment notre style. Ce qu\u2019on avait ici venait surtout de France, de Paris. La musique qu\u2019on \u00e9coutait \u00e0 l\u2019\u00e9poque c\u2019\u00e9tait beaucoup de l\u2019anglais\u00a0: des\u00a0<em>britishs<\/em>\u00a0ou des am\u00e9ricains. Quand t\u2019as fait des\u00a0<em>covers<\/em>\u00a0depuis l\u2019\u00e2ge de 12 ans, c\u2019est surtout de l\u2019anglais. Chanter en fran\u00e7ais, c\u2019\u00e9tait pas \u00e9vident, ce n\u2019\u00e9tait pas naturel. Quand j\u2019ai \u00e9crit\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em>\u00a0on avait quatre chansons en fran\u00e7ais que je chantais parce que Gerry ne voulait pas les chanter. Habituellement quand on jouait des\u00a0<em>covers<\/em>\u00a0comme les Stones ou Atomic Rooster, la piste de danse se remplissait et aussit\u00f4t qu\u2019on jouait nos compositions, la plupart du temps la piste se vidait quand c\u2019\u00e9tait en fran\u00e7ais. Mais l\u00e0, elle ne s\u2019\u00e9tait pas vid\u00e9e. Donc Gerry a vu qu\u2019il y avait de l\u2019avenir \u00e0 chanter en fran\u00e7ais. Alors \u00e7a a chang\u00e9 beaucoup sa perception des choses. C\u2019est la seule chanson de nos chansons fran\u00e7aises de l\u2019\u00e9poque qui est demeur\u00e9e, les autres n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Quelle a \u00e9t\u00e9 votre r\u00e9action quand vous l\u2019avez entendu sur disque pour la premi\u00e8re fois?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai beaucoup aim\u00e9 \u00e7a et \u00e7a ressemble beaucoup \u00e0 la version sur sc\u00e8ne de l\u2019\u00e9poque. En fait, la premi\u00e8re fois que je l\u2019ai entendu ce n\u2019\u00e9tait pas sur disque mais pour la bande sonore de mon film\u00a0<em>Bulldozer<\/em>. Peu apr\u00e8s St-Sauveur, on est revenu \u00e0 Montr\u00e9al et les gars \u00e9taient cass\u00e9s. \u00c7a ne marchait pas bien, bien. J\u2019avais joint le groupe l\u2019\u00e9t\u00e9 d\u2019avant et j\u2019avais eu de l\u2019argent de mon producteur de film. Je l\u2019ai convaincu de me faire entrer en studio avec mes amis pour commencer \u00e0 faire la bande sonore du film qui \u00e9tait en cours de montage.<\/p>\n<p><strong>Donc si vous n\u2019aviez pas fait votre film, la chanson n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 endisqu\u00e9e tout de suite?<\/strong><\/p>\n<p>On l\u2019a endisqu\u00e9 le printemps suivant avec St\u00e9phane Venne qui joue du piano sur la chanson. C\u2019\u00e9tait au mois de mai 1972. C\u2019\u00e9tait au Studio 6. On \u00e9tait all\u00e9 l\u00e0 pour enregistrer\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em>\u00a0et \u00e7a ne faisait m\u00eame pas un mois et demi qu\u2019on l\u2019avait fait pour mon film. Le Studio 6 \u00e9tait au 4<sup>e<\/sup>\u00a0ou 5<sup>e<\/sup>\u00a0\u00e9tage sur McGill College et dans l\u2019ascenseur \u2013 encore une fois j\u2019\u00e9tais en retard \u2013 j\u2019ai eu le flash \u00ab\u00a0Faut que je me pousse\u00a0\u00bb. Quand je suis arriv\u00e9 en haut j\u2019avais \u00ab\u00a0Faut que je me pousse\/Tout me donne la frousse\u00a0\u00bb \u2013 encore une autre histoire de fille \u2013 dans la t\u00eate. La porte de l\u2019ascenseur ouvrait directement dans le studio. Donc en arrivant je vais voir Gerry et je m\u2019assoie \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui et je lui joue les 2-3 premiers accords de la chanson que j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 faite chez ma grand-m\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 17 ans. C\u2019\u00e9tait une petite chanson qui n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 nulle part. Et l\u00e0 Gerry prend le\u00a0<em>lead<\/em>\u00a0et finit la chanson je moi j\u2019ai \u00e9crit les mots en m\u00eame temps. Encore une fois, \u00e7a a pris 15-20 minutes et\u00a0<em>Faut que je me pousse<\/em>\u00a0\u00e9tait faite. Cette soir\u00e9e-l\u00e0, au lieu de juste enregistrer\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em>\u00a0on a aussi enregistr\u00e9\u00a0<em>Faut que je me pousse<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Finalement, votre recette du succ\u00e8s c\u2019est\u00a0:\u00a0arriver en retard et avoir une chicane avec vos blondes!<\/strong><\/p>\n<p>(<em>Rires<\/em>) \u00c9coutez, il faut prendre la vie comme elle vient. Moi, \u00e7a s\u2019est produit comme \u00e7a. Mais \u00e7a ne s\u2019est plus jamais reproduit comme \u00e7a apr\u00e8s\u2026<\/p>\n<p><strong>Pourquoi pensez-vous que les gens aiment autant cette chanson?<\/strong><\/p>\n<p>Parce que c\u2019est la premi\u00e8re chanson en langue qu\u00e9b\u00e9coise. Ce n\u2019\u00e9tait pas en fran\u00e7ais, mais en qu\u00e9b\u00e9cois. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que les gens entendaient une chanson avec une musique moderne de rock en qu\u00e9b\u00e9cois. Il y avait Robert Charlebois qui faisait lui aussi du rock, et m\u00eame avant nous, il a commenc\u00e9 en 1967 ou 1968, mais ce n\u2019\u00e9tait pas le m\u00eame genre de rock que nous. C\u2019\u00e9tait plus french-rock. La musicalit\u00e9 de\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em>\u00a0c\u2019est am\u00e9ricain. Je ne parle pas n\u00e9cessairement \u00e9tats-uniens, mais d\u2019Am\u00e9rique. C\u2019est une musicalit\u00e9 am\u00e9ricaine avec des paroles dans une langue o\u00f9 les gens se reconnaissaient, la langue de la rue. Avant \u00e7a les chansons \u00e9taient soit des traductions ou des adaptations. Il y a eu d\u2019excellents groupes comme Les Sultans ou d\u2019autres, mais c\u2019\u00e9tait toujours chant\u00e9 avec un accent fran\u00e7ais plut\u00f4t que qu\u00e9b\u00e9cois.\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em>\u00a0a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re en qu\u00e9b\u00e9cois et les gens ont \u00e9t\u00e9 fiers de \u00e7a, je crois. Les gens \u00e9taient contents d\u2019entendre quelqu\u2019un \u00e0 la radio qui avait l\u2019accent de chez eux.<\/p>\n<p><strong>Vous avez dit que\u00a0<\/strong><em><strong>C\u00e2line de blues<\/strong><\/em><strong>\u00a0a fait partit de votre r\u00e9pertoire pendant plus de 30 ans. Est-ce qu\u2019on peut dire que c\u2019est une des chansons dont vous \u00eates le plus fier?<\/strong><\/p>\n<p>Oui, j\u2019en suis fier. J\u2019en suis de plus en plus fier au fur et \u00e0 mesure qu\u2019elle gagne des prix. D\u2019ailleurs, c\u2019est aussi un Classique de la SOCAN. Dans le fond, ce n\u2019est pas un chef-d\u2019\u0153uvre\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em>, on s\u2019entend. Mais c\u2019est une chanson qui a eu le m\u00e9rite d\u2019avoir ouvert des portes alors oui, je suis tr\u00e8s fier de\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em>. Je ne peux pas en dire plus que \u00e7a parce que \u00e7a m\u2019est venu tellement vite, je n\u2019ai pas travaill\u00e9 fort pour \u00e7a! C\u2019est une chanson qui s\u2019est empar\u00e9e de moi, finalement. Je l\u2019ai juste retranscrit. Il y a des chansons moins connues o\u00f9 j\u2019ai travaill\u00e9 des heures et des jours comme\u00a0<em>Tendre ravageur<\/em>\u00a0que peu de gens connaissent et qui est un po\u00e8me parfait, en alexandrin. Je suis bien fier de cette chanson, mais personne ne la connait. Des fois, quand on travaille tr\u00e8s fort sur une chanson, la personnalit\u00e9 du chansonnier prend beaucoup de place et \u00e7a donne un r\u00e9sultat tr\u00e8s diff\u00e9rent, mais quand l\u2019inspiration arrive \u00e0 l\u2019\u00e9tat presque pur, \u00e7a fait des chansons comme celle-l\u00e0.<\/p>\n<p><strong>Est-ce que vous composez encore des chansons?<\/strong><\/p>\n<p>Oui, je ne dirais pas \u00e0 chaque jour, mais je dirais que 3-4 fois par semaine je prends ma guitare et \u00e0 toutes les fois, j\u2019\u00e9cris une nouvelle chanson. J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 composer \u00e0 14 ans. J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 jouer \u00e0 15 ans. Dans ce temps-l\u00e0 \u00e7a payait 5$. C\u2019\u00e9tait dans des gymnases d\u2019\u00e9cole et dans des salles paroissiales pour 5-10$ pour une heure de chansons. J\u2019ai au-del\u00e0 de 50 ans de carri\u00e8re.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/cshfprd.wpenginepowered.com\/fr\/song\/caline-de-blues\/\">Pour en conna\u00eetre plus sur\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em><\/a><br \/>\n<a href=\"https:\/\/cshfprd.wpenginepowered.com\/fr\/covered-classics-antoine-gratton-as-the-years-go-by-calines-de-blues\/\">Regardez Antoine Gratton et le Quatuor Orph\u00e9e interpr\u00e9ter\u00a0<em>C\u00e2line de blues<\/em>\u00a0dans le cadre de la s\u00e9rie\u00a0<em>Classiques Revisit\u00e9s<\/em><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u2019accompagnant \u00e0 la guitare acoustique, Bonnie Dobson a interpr\u00e9t\u00e9 cette ballade de protestation contre le nucl\u00e9aire lors de la toute premi\u00e8re \u00e9dition du Mariposa Folk Festival en 1961.<\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":4445,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[101],"tags":[],"class_list":["post-4442","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4442","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4442"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4442\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4445"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4442"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4442"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cshf.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4442"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}