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François Cousineau

Année d'intronisation: 2025
Origine: Montréal, QC

Homme aux mille talents, François Cousineau a su conquérir non seulement le monde de la chanson québécoise, mais également ceux du théâtre, du cinéma et de la télévision. Celui qui, par humilité, résiste parfois à l’étiquette d’artiste en est, sans contredit, la parfaite incarnation.

Né à Montréal le 10 mai 1942, François Cousineau est un pianiste, compositeur, chef d’orchestre et arrangeur qui a profondément influencé la scène musicale québécoise depuis les années 1960. Deuxième d’une famille de cinq enfants, il commence l’apprentissage du piano dès l’âge de cinq ans, avant de se former à l’École de musique Vincent-d’Indy, où il obtient un diplôme en 1961.

Il est également admis au Barreau du Québec en 1966, bien que ce soit la musique qui guidera finalement sa carrière. Durant les années 1960, il s’impose comme pianiste-accompagnateur, arrangeur, orchestrateur et chef d’orchestre auprès des chansonniers de l’époque, tels que Jacques Blanchet, Monique Leyrac et Pauline Julien.

Avec cette dernière, il part en tournée au Québec, en France, en Pologne, en URSS et à Cuba. Il compose pour elle plusieurs chansons marquantes, dont Le Temps des vivants, Le Voyage à Miami et Un gars pour moi. Cette période marque aussi ses débuts en composition, avec notamment La robe de soie, sur un texte de Clémence Desrochers.

Au théâtre, Cousineau signe la musique de plusieurs œuvres majeures, notamment Les Beaux dimanches et Pauvre amour de Marcel Dubé (1966), ainsi que Les Girls (1969), revue féministe marquante de Clémence Desrochers. Il contribue aussi à la création de deux comédies musicales à succès : Crackpot (1970) et Mascarade (1971), présentées au Théâtre de la Marjolaine.

À la télévision, il se distingue à titre de directeur musical, pianiste et arrangeur dans plusieurs émissions de Radio-Canada, comme Jeunesse oblige, Zoom, Appelez-moi Lise et Studio 11. Il collabore notamment avec Lise Payette sur le premier magazine féministe de la radio québécoise, Place aux femmes.

Le cinéma lui offre également un terrain fertile : il compose les trames sonores de nombreux documentaires et longs métrages, dont L’Amour humain (1970), Sept fois par jour et Les pièges de la mer de Jacques-Yves Cousteau (1982). Le grand public le découvre grâce à Un jour il viendra mon amour, chanson-thème du film L’Initiation, interprétée par Diane Dufresne, qui connaît un
immense succès populaire.

Cette rencontre avec Diane Dufresne marque le début d’une collaboration avec le parolier Luc Plamondon. Ensemble, ils conçoivent Tiens-toé ben, j’arrive ! (1972), premier album de la chanteuse, qui propulse le trio Cousineau-Dufresne-Plamondon au sommet des ventes au Québec et en France. Une quarantaine de chansons naîtront de cette association, dont plusieurs deviendront des classiques comme En écoutant Elton John, J’ai rencontré l’homme de ma vie et Les hauts et les bas d’une hôtesse de l’air.

François Cousineau a composé plus de 200 chansons pour des artistes majeurs, notamment Robert Charlebois, Renée Claude, Céline Dion, Yvon Deschamps, Jean-Pierre Ferland, Ginette Reno, Martine St-Clair et Fabienne Thibeault, cette dernière ayant interprété pour la première fois la célèbre chanson Ma mère chantait toujours.

Sur la scène internationale, il collabore avec Maxime Le Forestier à la fin des années 1970, agissant comme réalisateur, arrangeur et chef d’orchestre pour ses concerts à l’Olympia et au Festival d’été de Québec. Il coréalise également Fais ta vie! le dernier album de Charles Trenet (1995). Sa musique pour l’émission Prévert, rose ou bleu? créée en 1979, est honorée aux États-Unis par plusieurs prix.

En 1980, il est invité à diriger l’orchestre pour l’émission Champs Élysées, obtenant une nomination aux prix Gémeaux. Parallèlement, François Cousineau mène aussi une carrière solo dans le domaine instrumental. Il présente son premier spectacle instrumental en 1979, à Montréal et à l’Olympia de Paris. En 1999, il réalise son premier album solo éponyme de piano et orchestre, qui reçoit le Félix de l’album instrumental de l’année. Suivent Veux-tu que j’t’aime ? (2000), Clin d’œil à des amis (2003), ainsi que plusieurs tournées à travers le Québec. En 2022, il publie deux compilations numériques (Odyssée et Nuits blanches), suivies de Mémoires, son premier album de piano solo.

On ne saurait non plus oublier sa composition de l’un des jingles publicitaires les plus connus du Québec : Ohé Ohé, créé pour souligner le 450e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier en 1984.

Militant engagé pour les droits d’auteur, François Cousineau est l’un des membres fondateurs de la SPACQ (1981) et de la SODRAC (1985), et il a été président de la SOCAN (1994–1996). Il a siégé pendant plus de vingt ans aux conseils d’administration de ces organisations. Son apport à la culture québécoise a été maintes fois reconnu : Prix national francophone de la

SOCAN (2003), Chevalier de l’Ordre national du Québec (2011) et, plus récemment, le Prix Guy-Mauffette (2024), la plus haute distinction remise par le gouvernement du Québec pour une contribution aux médias. Le Prix François-Cousineau, remis annuellement depuis 2006 par la Fondation SPACQ, récompense des compositeurs de chansons québécois. Onze de ses chansons font partie des Classiques de la SOCAN.

La musique de François Cousineau se distingue par sa richesse harmonique et sa grande ouverture stylistique. Malgré cette complexité, ses œuvres demeurent accessibles grâce à des mélodies fortes et poignantes. C’est cette signature qui a permis à son œuvre de rejoindre un large public et de développer une popularité qui se transmet de génération en génération.

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