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Sarah McLachlan

Année de l'intronisation: 2024
Origine: Halifax, Nouvelle-Écosse

Ils ont dit à Sarah McLachlan que le public de la radio n’écouterait pas entendre deux pièces de suite chantées par des femmes. Elle leur a donné tort. Ils l’ont ensuite mise en garde qu’un festival de musique par et pour les femmes ne marcherait jamais. Elle leur a encore donné tort.

Ses ballades introspectives au piano qui servent d’écrin à son soprano émouvant ont ouvert la voie à une multitude d’autrices-compositrices-interprètes qui sont désormais des habituées de nos ondes radiophoniques et appareils portables. Sa persévérance a changé le paysage de la musique populaire pop et son style unique qu’elle nous a offert au fil d’une dizaine d’albums studio – dont plusieurs ont atteint le sommet des palmarès – lui a valu de nombreux prix JUNO et Grammy. 

Née à Halifax, en Nouvelle-Écosse, en 1968, McLachlan a été formée de manière classique à la guitare, au piano et au chant tandis qu’à la maison, elle baignait dans la musique de Joan Baez, Simon & Garfunkel, Cat Stevens et Peter Gabriel. Elle fera ses premiers pas comme chanteuse au sein du groupe new wave The October Game qui attirera l’attention d’un des dirigeants de l’étiquette Nettwerk alors que le groupe donnait un spectacle à l’Université Dalhousie. Nettwerk a offert un contrat à la jeune Sarah, alors âgée de 19 ans, et elle s’est installée à Vancouver. Son premier album, « Touch » a donné le coup d’envoi de sa carrière musicale. 

Depuis lors, Sarah McLachlan est devenue un modèle pour toutes les artistes pop en faisant tomber les barrières. Billboard.com a déclaré que McLachlan était la première de la « vague d’autrices-compositrices-interprètes populaires et influentes des années 90 qui a ouvert un espace dans l’industrie pour les autrices-compositrices en particulier. » 

La voix sereine de McLachlan et ses textes profondément personnels de son deuxième album, « Solace » nous ont permis de découvrir un univers intime introspectif qui lui a valu sa première nomination aux JUNOs dans la catégorie chanteuse de l’année. Suivra l’atmosphérique « Fumbling Toward Ecstasy » (1993) qui propulsera sa musique sur le marché américain avec le sinistre simple, Possession, qui sera nommé aux Grammy Awards.

Elle a continué sur sa lancée avec « Surfacing » (1997), qui remportera deux Grammys et plusieurs JUNOs, dont celui de l’album de l’année, de l’autrice-compositrice de l’année et de chanteuse de l’année grâce entre autres à des simples marquants comme Building a Mystery, Sweet Surrender, Adia et Angel. « Surfacing » atteindra la première position des palmarès au Canada et la deuxième position aux États-Unis.  

En lançant cette année-là le très lucratif et exclusivement féminin festival ambulant Lilith Fair, qui se poursuivra jusqu’en 1999, McLachlan a cimenté sa réputation. On s’est moqué de l’idée radicale de Sarah McLachlan en la qualifiant de « musique de maman », mais son succès commercial ne se démentira pas.  

Comme l’a déclaré McLachlan sur les ondes de la National Public Radio aux États-Unis, « c’était extrêmement frustrant. Le début de ce projet est donc né d’un désir de se rassembler en tant que communauté et nous étions déterminées à faire tomber certaines barrières et à prouver à nos détracteurs qu’ils avaient tort. » 

Sa lancée s’est poursuivie avec son album « Mirrorball » qui sera nommé aux Grammys en 1999 notamment grâce à l’immense popularité de son simple I Will Remember You qui remportera d’ailleurs le trophée de la meilleure performance vocale féminine et s’inscrira à la 1re position du palmarès adulte contemporain au Canada.   

Ses parutions au fil des années 2000 lui vaudront encore de nombreuses nominations et victoires prestigieuses. Elle sera notamment consacrée autrice-compositrice de l’année en 2004 pour « Afterglow ». Elle recevra deux JUNOs consécutifs pour l’album adulte contemporain de l’année grâce à « Shine On » (2015) et « Wonderland » (2017). Elle a également reçu de nombreux Prix SOCAN. 

Pour Sarah McLachlan, écrire des chansons est thérapeutique. C’est dans ses textes qu’on le constate le plus. Elle fignole ses paroles avec un soin immense en y infusant poésie, personnification, métaphores et juxtapositions qui font réfléchir, comme sur Angel où elle fait rimer « sweet madness » et « glorious sadness » [librement : « douce folie » et « glorieuse mélancolie »], au fil de rêveries où l’on découvre sa vulnérabilité. 

Quant à savoir si elle planifie la forme que prendront ses chansons pendant le processus d’écriture, McLachlan a déclaré à American Songwriter.com : « Je ne sais jamais ce que ça va donner. Je ne m’assois pas en me disant “je vais écrire une chanson sur X”. Je laisse les choses couler, ou pas, et c’est comme ça que je découvre où la chanson veut aller. » Généralement, elle travaille sur ses nouvelles chansons en marchant dans la forêt et en se concentrant sur la nature qui l’entoure. Ce n’est qu’après qu’elle s’installe au piano.  

Il n’y a pas à dire, ce processus fonctionne à merveille pour elle. L’originalité et la créativité inégalée de Sarah McLachlan a ouvert la voie à des artistes canadiennes comme Nelly Furtado, Amanda Marshall et Jann Arden, mais aussi américaines, dont notamment Jewel et la mégavedette Taylor Swift.  

McLachlan avait ceci à dire à American Songwriter.com à propos de la valeur de l’écriture de chansons comme forme d’art : « C’est un mode d’expression d’une grande valeur et d’une grande importance… Les gens ont des histoires qui doivent être racontées et entendues. » 

Tout au long de sa fructueuse carrière, Sarah McLachlan a reçu de nombreux honneurs, dont notamment l’Ordre du Canada et l’Ordre de la Colombie-Britannique ainsi qu’une présence sur l’Allée des célébrités canadiennes et au Panthéon de la musique canadienne. Elle est également reconnue pour ses activités philanthropiques, notamment le financement de cours de musique pour les jeunes de Vancouver ainsi que son soutien pour les refuges pour femmes. 

En 2002, elle a fondé l’école de musique à but non lucratif Sarah McLachlan School of Music. Le programme offre gratuitement une éducation musicale de haute qualité et un mentorat aux enfants et aux jeunes confrontés à divers obstacles à l’accès. Dès son plus jeune âge, la musique a fourni à Sarah les outils dont elle avait besoin pour relever les défis auxquels elle était confrontée et elle sait à quel point il est important que chaque enfant ait les mêmes possibilités. L’école accueille chaque année plus de 1000 élèves à Vancouver, Surrey et Edmonton.  

 

Par Betty Nygaard King

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