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Henry Burr

Année de l'intronisation: 2007
CMPA Legacy Award
Origine: St. Stephen, New Brunswick
1885-1941

Fils d’un propriétaire de magasin de bonbons et de tabac, il sera remarqué dès l’âge de 13 ans, alors que ses talents vocaux auront vite fait de lui un enfant prodige.

Henry Burr est né en tant que Harry McClaskey le 15 janvier 1885 à St. Stephen, au Nouveau-Brunswick. Fils d’un propriétaire de magasin de bonbons et de tabac, il sera remarqué dès l’âge de 13 ans, alors que ses talents vocaux auront vite fait de lui un enfant prodige. Il est petit chanteur à Saint-Jean, non loin de sa ville natale et, en 1901, donne son premier récital important au Saint John Opera House, avec la soprano écossaise Jessie Maclachlan. Plus tard la même année, il est remarqué par le baryton du Metropolitan Opera, Giuseppe Campanari, qui recommande fortement que le jeune garçon se rende aux États-Unis pour poursuivre sa formation musicale. Encouragé par l’appui de Campanari, McClaskey part pour New York, où il étudie avec John D. Meehan et Ellen Burr, dont il empruntera le nom au cours de sa carrière.

Ses études vocales terminées, Henry Burr chante à l’église méthodiste Grace Episcopal à New York et devient le ténor soliste du chœur. Dès l’automne 1902, toujours adolescent, il est déjà artiste exécutant chez Columbia Gramophone, Edison Records et un peu plus tard pour Victor Records.

En 1906, Burr est invité à se joindre au Columbia Quartet, qui deviendra plus tard le Peerless Quartet. En moins de dix ans, le quatuor – et le Trio Sterling, une excroissance du Columbia Quartet – devient la formation vocale la plus populaire des États-Unis. Burr prend la tête du Peerless Quartet en 1912 et continue de le diriger jusqu’en 1928. Durant cette période, il collabore avec de nombreux ensembles et enregistre des duos populaires avec Albert Campbell, tout en revenant donner des concerts au Nouveau-Brunswick.

Henry Burr écrit également des paroles pour d’autres artistes, notamment celles de la chanson Stand Up and Sing for Your Father an Old-time Tune de Ray Perkins. Pour augmenter ses revenus, Burr s’implique, même au faîte de sa popularité, dans de nombreuses opportunités d’affaires, telles la fabrication de disques, la commercialisation, l’édition et la gérance.
Henry Burr utilisera d’innombrables pseudonymes pour des dizaines de maisons de disques afin de protéger sa réputation de soliste professionnel. Il s’enregistre sous le nom de Henry Burr, mais aussi sous ceux de Irving Gillette, Alfred Knapp, Harry Barr, Henry Gillette, Robert Bruce, Lou Forbes, Harry Haley, Alfred Alexander et Shamus McClaskey.

Alors qu’il pouvait compter tout au long de sa carrière sur une immense sélection de chansons américaines, Henry Burr a toujours soutenu la chanson canadienne en travaillant avec des auteurs-compositeurs canadiens tels John Stromberg, Alfred Bryan, le lieutenant Gitz Rice-Morgan, Raymond Egan et Geoffrey O’Hara. Il obtiendra notamment un succès international avec When You And I Were Young, Maggie, co-écrite par le canadien George W. Johnson et l’anglais James A. Butterfield.

L’enregistrement de cette chanson interprétée par Henry Burr sera inclus au nombre des Œuvres magistrales du AV Trust pour la préservation de l’audiovisuel du Canada, en janvier 2004.

16 disques solos de Henry Burr domineront le marché de son époque : Come Down, Ma Evenin’ Star (1903), In the Shade of the Old Apple Tree (1905), Love Me and the World Is Mine (1906), To The End of The World With You (1909), I Wonder Who’s Kissing Her Now (1909), Last Night was the End of the World (1913), The Song That Stole My Heart Away (1914), Goodbye, Good Luck, God Bless You (1916), Oh! What a Pal Was Mary (1919) et My Buddy (1922).

Le populaire duo Henry Burr et Albert Campbell enregistrera huit succès numéro un : When I Was Twenty-One and You Were Sweet Sixteen (1912), The Trail of the Lonesome Pine (1913), I’m On My Way to Mandalay (1914), Close to My Heart (1915), Lookout Mountain (1917), Till We Meet Again (1919) et I’m Forever Blowing Bubbles (1919).

L’arrivée du cinéma, les nouvelles technologies de l’enregistrement électrique et l’évolution des goûts du public auront rendu désuet le style sentimental et romantique de la musique de Henry Burr, et son quatuor cessera ses activités en 1928. En 1934, après avoir lancé plusieurs enregistrements solos sur quelques petites étiquettes, il travaillera à la pige et fera quelques brèves séjours à CBS. Henry Burr se produira régulièrement à l’émission radiophonique WLS à Chicago, émission dont la popularité finira par rivaliser avec celle du Grand Ole Opry de Nashville.

Véritable pionnier, Henry Burr demeure malheureusement toujours un inconnu du grand public canadien et un grand oublié chez nos voisins américains. Il est considéré par les historiens de la musique comme étant le chanteur le plus prolifique de l’ère de l’enregistrement acoustique. Il compte parmi les premiers canadiens à avoir conquis le marché américain. Henry Burr est réputé pour avoir participé à un nombre estimé de 5 000 enregistrements en solo, duo, trio ou quartette, avant 1929 – un record toujours inégalé dans l’histoire de l’enregistrement sonore.

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