Jean Millaire | Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens
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Jean Millaire

Année de l'intronisation : 2023
Origine : Montréal, QC

Guitariste émérite et compositeur génial, Jean Millaire a laissé une empreinte indélébile sur la scène musicale canadienne. Il a connu une carrière prolifique grâce à son grand sens de la mélodie et à de nombreuses collaborations avec des artistes et groupes blues, rock et pop. Ses solos de guitare constituent souvent des airs que l’on peut aisément fredonner.

Né le 17 août 1951 à Montréal, Millaire démontre dès son plus jeune âge un intérêt marqué pour la musique. À l’âge de 15 ans, Millaire n’ayant pas de guitare, il pratique avec l’instrument d’un ami et apprend à jouer en écoutant des groupes et artistes britanniques comme The Who, The Beatles, The Rolling Stones, The Animals, The Yardbirds, Chicken Shack, Savoy Brown, Fleetwood Mac et John Mayall. Grâce à ce dernier, il découvre les grands noms du blues américain comme Muddy Waters, James Cotton, Buddy Guy, Junior Wells, BB King, etc. Sa mère, qu’il considère comme sa plus grande fan, l’encourage d’approfondir son jeu de guitare et assiste à ses spectacles à l’occasion. 

Dès 1968, avec le groupe Expédition, il sillonne le Québec et les provinces maritimes, où il est parfois payé 5 $ par représentation. Le 22 novembre 1972, Expédition enregistre un disque live au Cégep du Vieux Montréal. Jusqu’à la fin des années 1970, Millaire et son groupe performent au Café Campus, situé tout près de l’Université de Montréal, accompagnant tous les musiciens de blues qui y viennent, dont John Lee Hooker.  

C’est à cette époque qu’il rencontre l’harmoniciste Jim Zeller. Ensemble, ils jamment avec tous les grands noms du blues : Muddy Waters, Willy Dixon, Buddy Guy, Junior Wells, James Cotton, B.B. King. Il participe aux revues musicales de François Guy, accompagne la chanteuse Priscilla et se joint au groupe Offenbach qu’il quittera huit mois plus tard, juste avant la sortie de l’album Traversion. Il fait ensuite la rencontre de Murray Head, avec qui il joue à la Place des Arts au moment de son grand succès Say It Ain’t So.  

Accompagnant Steve Faulkner, il fait la connaissance de Michel Lamothe, l’un des membres fondateurs de Corbeau. Après avoir joint le groupe, il devient l’un de ses moteurs créatifs, cosignant les chansons avec l’autrice-compositrice-interprète Marjo, qui deviendra ensuite sa compagne de vie à la sortie du deuxième disque de Corbeau, Fou. La fusion des riffs de guitare mélodiques de Millaire avec la voix puissante de Marjo est certes l’un des éléments clés du succès de Corbeau. Plusieurs chansons, que l’on pense seulement à Ailleurs, Illégal et J’lâche pas – sont devenues des hymnes du rock québécois. 

Marjo et Millaire quittent Corbeau en 1984 et se mettent à travailler ensemble sur le premier album solo de l’interprète. Lancé en 1986, Celle qui va connaît un succès retentissant ici et en France (plus de 200000 exemplaires vendus) et remporte le Félix de l’Album rock. Cette collaboration musicale, qui s’étendra sur plusieurs années, sera extrêmement fructueuse et donnera de nombreuses chansons intemporelles : Chats sauvages, Impoésie et Doux deviennent des incontournables de la discographie de l’artiste. 

Au fil des années, Jean Millaire a exploré divers horizons musicaux, collaborant avec une multitude d’artistes et explorant de nouveaux styles. Sa curiosité musicale l’a poussé à intégrer des influences jazz, blues et folk dans son jeu de guitare, créant ainsi une signature sonore riche et variée. Sa maîtrise de la guitare, sa sensibilité et son désir constant d’explorer de nouvelles voies en ont fait l’un des guitaristes les plus respectés du Québec.  

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