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Les sonorités innovantes et joyeusement non conventionnelles ainsi que la spontanéité de l’atmosphère de la pièce ont immédiatement captivé le public en Amérique du Nord et en Europe...
Drinking in L.A.
  • Année de l'intronisation: 2023
  • Année de composition: 1997
Auteurs-compositeurs
James Di Salvio Auteur-compositeur
Haig Vartzbedian Auteur-compositeur
Duane Larson Auteur-compositeur
Artistes
Bran Van 3000
Cameron Philip
Luna Elle
Excentrique, irrépressible et enivrant sont autant de qualificatifs utilisés pour décrire l’immense succès de Bran Van 3000, Drinking in L.A. paru en 1997.

Le magazine Billboard a dit de la chanson qu’elle est « délicieusement créative ». Drinking in L.A. est sans contredit une pièce innovante qui est le fruit de la diversité culturelle propre à Montréal et à sa culture de musique dance ultra créative qui fait fi de toutes les règles.

Sacrée Classique de la SOCAN, la chanson – le premier simple tiré du premier album de Bran Van 3000, « Glee » – a célébré son jubilé d’argent en 2022. Le James Di Salvio, la figure de proue de BV3K, est issu du monde de la production vidéo et du DJing et il a insufflé différentes perspectives et techniques provenant de ces deux univers dans sa création et sa production musicale.

Comme Di Salvio l’a un jour expliqué au magazine Exclaim! : « Glee était l’aboutissement de la culture des “samples”, de la culture des DJ et de l’absence de toute règle. »

En compagnie de Haig Vartzbedian et Duane Larson, Di Salvio a créé un chef-d’œuvre onirique avec un refrain hypnotique (« What the hell am I doing, drinking in L.A.? ») chanté par la Québécoise d’origine haïtienne Stéphane Moraille et les chœurs rêveurs de Sara Johnston et Jayne Hill, sans oublier qu’un caméo du cofondateur de BV3K, EP Bergen, et un court sketch où l’on entend Di Salvio et Likwid, qui sera son partenaire de rap pour les années à venir. La pièce débute avec une parodie d’émission de radio faisant tirer des billets pour un concert mythique de BV3K au Pacific Coliseum de Vancouver. L’histoire est essentiellement le résumé d’une journée à ne rien faire dans la vie d’un jeune scénariste.

Les sonorités innovantes et joyeusement non conventionnelles ainsi que la spontanéité de l’atmosphère de la pièce ont immédiatement captivé le public en Amérique du Nord et en Europe grâce à ce mélange unique de pop, de rap, de hip-hop, d’électronique et d’à peu près tous les autres styles qui pourraient vous venir en tête.

Avant tout, et de loin, une création de studio produite par Vartzbedian et Di Salvio, Drinking in L.A. n’avait jamais été jouée sur scène lorsque Di Salvio l’a soumise à la Canadian Music Week et, à sa grande surprise, a gagné. Malheureusement, la pièce a été disqualifiée quand les organisateurs ont compris qu’il n’y avait pas vraiment de groupe qui pourrait jouer la chanson lors de la vitrine devant public. Ne faisant ni une ni deux, Di Salvio a rassemblé un groupe de 10 musiciens qui a aussitôt commencé à répéter un spectacle pour promouvoir l’album.

Drinking in L.A. a été lancé au Canada sur étiquette Audiogram en avril 1997. Le simple grimpera jusqu’en 35e position du palmarès RPM Hot 100. L’année suivante, après une distribution élargie par Capitol Records et le soutien de la station alt rock KROQ de Los Angeles, l’album s’est classé dans le Top 40 au Royaume-Uni et dans le Top 10 dans plusieurs pays européens. Au Royaume-Uni, la pièce grimpera ensuite jusqu’en troisième position après avoir été utilisée dans une publicité de bière.

Au Canada, « Glee » a facilement remporté le JUNO de l’album alternatif de l’année en 1998. Drinking in L.A. a également été finaliste dans la catégorie Simple de l’année, mais c’est Building a Mystery de Sarah McLachlan qui l’emportera, et BV3, qui n’était qu’une idée de dernière minute dans cette catégorie, a également remporté le JUNO du meilleur nouveau groupe. Pour sa part, le vidéoclip à petit budget pour Drinking in L.A. a remporté un MuchMusic Video Award dans la catégorie electronic dance music.

Di Salvio, qui, en tant que DJ de club, n’hésitait pas à faire jouer des classiques country de Johnny Cash et Hank Williams, explique que la classique phrase country-blues « Woke up this morning, sun in my eyes » lui a trotté dans la tête pendant des années avant qu’il ne lui trouve enfin une place dans Drinking in L.A.

Mais est-ce que James Di Salvio s’est réellement réveillé sur la pelouse d’une résidence de Los Angeles avec une solide gueule de bois? C’est peut-être vrai, mais c’est peut-être une légende urbaine. Quoi qu’il en soit, Di Salvio a un jour déclaré au « Globe and Mail », « C’est vraiment étrange que cette chanson nous ait fait faire le tour du monde », alors qu’il était interviewé depuis L.A. « Quelle folle épopée ç’a été! »

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