Toutes chansons intronisées
« Cette chanson me fait sourire… Il faut prendre le temps de vivre. » - Nathalie Simard
Vivre en amour
  • Année de l'intronisation: 2015
  • Année de composition: 1976
Auteurs-compositeurs
Roger Magnan Lyricist
Luc Cousineau Auteur-compositeur
Artistes
Luc Cousineau
Nathalie Simard
Marie-Pier Perrault
L’auteur-compositeur Luc Cousineau faisait partie du populaire duo folk Les Alexandrins (plus tard connu sous le nom de Luc et Lise) avant son premier succès solo, en 1976, avec la chanson Vivre en amour. Cette chanson folk moderne fut un ajout de dernière minute à son album solo éponyme lancé par la nouvelle maison de production de l’artiste, Disques Airedale.

À l’été 1975, Cousineau prépare la composition d’un album exclusivement instrumental. Quelques mois plus tard, il entre en studio et enregistre avec ses musiciens les sections rythmiques. À peine sorti du studio, son ami guitariste lui signale qu’ils ont oublié la ballade. Ils se réinstallent épuisés et sans enthousiasme. La section rythmique enregistrée, Cousineau chante la mélodie avec des « la la la » en pensant la peaufiner par la suite par l’orchestration. À la sortie du studio, l’ingénieur du son, arrangeur et compositeur Jimmy Tanaka mentionne que Cousineau devrait en faire une chanson au lieu d’un morceau instrumental. C’est alors que celui-ci contacte Roger Magnan, connu notamment pour la chanson Le père Noël, c’t’un québécois, afin de savoir s’il lui serait possible de composer des paroles pour accompagner la musique de cette pièce de Luc Cousineau. Le lendemain, en studio, Luc Cousineau chante une première fois Vivre en amour. S’ajouteront, pour la version finale, les voix d’Estelle Sainte-Croix et d’Emmanuèle, la fille de Cousineau, alors âgée de 9 ans. À partir d’un documentaire réalisé autour de la création de l’album instrumental intitulé « Luc Cousineau », un vidéoclip de l’unique chanson de l’album, Vivre en amour, a été produit et diffusé dans tout le Québec.

Le 45 tours de Vivre en amour, avec la chanson Marie-Madeleine sur sa face B, a été lancé le 19 mai 1976 et a immédiatement été catapulté au sommet des palmarès radio dès la semaine suivante. Il y a passé 13 semaines, dont une semaine en première position. Vivre en amour a remis le nom de Cousineau sur toutes les lèvres, et la chanson est demeurée dans le cœur et l’esprit de tous les Québécois depuis grâce à son message d’espoir. L’année suivante, la partition de Vivre en amour a été publiée par Les Publications Chant de Mon Pays.

Vivre en amour est une vision utopique de l’amour et de l’harmonie des peuples qui s’inscrivait totalement dans la mouvance « peace and love » des années 60 et 70. Ironiquement, ce sont les mauvaises nouvelles du matin qui ont inspiré Roger Magnan à parler de l’amour universel dont il est question dans la chanson. Le refrain est constitué d’une mélodie simple et répétitive qu’il est facile de mémoriser, et c’est d’ailleurs ce que le public a fait. La chanson commence par les mots de son titre et les rimes (« Vivre en amour tous les jours » et « Sur la terre sans frontières » sont de bons exemples) font que les paroles sont tout aussi faciles à mémoriser.

Désormais solidement établie comme un classique du répertoire québécois, Vivre en amour a été sacrée Classique de la SOCAN en 1995, soulignant plus de 25 000 passages à la radio. Elle a également été utilisée pour une campagne publicitaire pour le lait au Québec et a figuré sur la compilation « Le Lait vol. 2 » (EMI Music Canada, 2002) qui contenait toutes les chansons de cette campagne publicitaire. Elle a été interprétée sur scène aux quatre coins de la province, dans multiples événements et dans des auditoriums d’école aussi bien qu’à la Place des Arts.

En 1977, un an après sa parution, Vivre en amour a également été sélectionnée pour figurer sur la compilation « Super vedettes du palmarès ». Elle a également été sélectionnée pour les recueils de partitions intitulés « Chante la vie : Recueil de chansons d’hier et d’aujourd’hui » (1988) et « Succès des années 70 au Québec » (2006). On en a fait un arrangement pour harmonie à quatre voix et orgue, et il existe également une version karaoké. Cousineau l’a lui-même réutilisée sur son CD compilation « Vivre en amour » paru en 2001 ainsi que sur la réédition de son album « J’Laisse aller ».
Nathalie Simard en a fait une interprétation sur son album « Il y avait un jardin » lancé en 2007. Pour elle, cette chanson est une invitation à vivre pleinement la vie. Comme elle le déclarait alors au Journal de Montréal, « Cette chanson me fait sourire… Il faut prendre le temps de vivre. » La chanteuse Marie-Pier Perrault a elle aussi enregistré une version de cette chanson sur son album « Où la route mène », et, en 2004, la chanson a été choisie parmi les 500 meilleures du site Web Top Pop Francophone 1900-2000.

L’auteur, compositeur et musicien montréalais Roger Magnan est réputé pour avoir écrit et coécrit plus de 180 chansons depuis 1969.

Né à Montréal en 1944, Luc Cousineau a étudié le violoncelle, le saxophone et la contrebasse. En plus des spectacles et des disques qui marquent son parcours d’auteur-compositeur-interprète, Cousineau a écrit pour le cinéma, la télévision, le théâtre (« Double Jeu », de Françoise Loranger, et « Tout le monde est heureux!? », de Léandre Bergeron), et signé la musique de quelques mémorables publicités (« Il est parti prendre son Bovril… ») et des arrangements (« Qu’est-ce qui fait donc chanter les p’tits Simard »). Dix-neuf albums, plusieurs 45 tours, plus de 200 chansons enregistrées : ses réalisations musicales et parolières ont toutes contribué à faire de Luc Cousineau un incontournable de la chanson québécoise qui poursuit sa carrière assidument depuis cinquante ans.

En 2014, il sort un 18e album, « Le gars, là ». Peu de temps après le lancement de celui-ci, l’auteur-compositeur-interprète apprend qu’il souffre de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), appelée plus communément la maladie de Lou Gehring. Malgré la maladie, Luc Cousineau choisit la vie et poursuit ses projets. Il lance l’année suivante un nouvel opus de dix chansons inédites, toutes heureusement enregistrées en 2013, avant que la maladie ne l’empêche de chanter et de jouer de la guitare. Aux dix inédits, l’artiste joint son classique « Cousineau 1973 », en plus de trois autres grands succès – Vivre en amour, Angela mon amour et Comme tout le monde – pour produire un album double dont une partie des profits sera versée à la Société de la SLA du Québec. Lors du lancement de cet ultime opus, tirant son titre avec beaucoup d’à-propos d’une de ses nouvelles compositions, « Tant qu’il y aura une chanson », Luc déclare : « Plus de quatre décennies séparent ces deux albums, mais la même passion m’anime. Tant qu’il y aura une chanson… la vie gardera sa raison. »

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Luc Cousineau/Roger Magnan - Vivre En Amour (Interprétée par Jill Barber)
“Vivre en amour” interprétée par Jill Barber fait partie de l'intronisation de la chanson au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. “Vivre en amour” fut écrit par Luc Cousineau et Roger Magnan.
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